Pour une éducation non-violente

mardi 24 avril 2012
par  MAN
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L’enfant se construit au travers de sa famille, de l’école, de ses activités
sociales, des médias. Il doit avoir son mot à dire, être acteur et citoyen.
Il peut subir des violences dans sa famille, à l’école, dans la rue, de la part d’adultes, d’autres enfants, ou d’institutions.
Dans sa relation aux autres, l’enfant et le jeune vont découvrir ce qui rapproche, ce qui divise.

De la confrontation des différences peut naître le conflit.
L’apprentissage de la résolution positive des conflits s’appuie sur des aptitudes individuelles que l’on peut développer. Montrer sa force par des moyens non-violents permet d’établir des relations plus justes et d’avancer vers des solutions de dialogue et de compromis.
Cet apprentissage s’inscrit dans un projet éducatif où l’autonomie est l’objectif premier. Une autonomie que l’enfant va conquérir, petit à petit. Elle passe par l’exercice d’un esprit critique développé. Pour la construire, la présence et la confiance de l’adulte sont indispensables.
L’enfant a besoin, pour se structurer, de points de repère. Il doit s’entendre
dire ce qui est permis et ce qui est interdit. Les règles, la « loi », sont garantes du bon fonctionnement du groupe (classe, famille...) et des droits identiques pour tous et toutes.
Mais accepter que l’enfant dise « non », c’est lui permettre de développer une conscience autonome et le préparer à être moins passif. Il osera « objecter » à une règle injuste et agir pour la transformer.
L’enfant a des droits et des besoins fondamentaux qu’il doit exercer et satisfaire.
Bien que différent de l’adulte, il doit être respecté comme une personne à part entière et comme citoyen.
Le devenir de nos enfants dépend en grande partie des moyens éducatifs
que nous utilisons à leur égard. Nous devons rechercher la cohérence entre ces moyens et les buts que nous visons. C’est là un des fondements de la non-violence.
Changer l’éducation et nos rapports avec les enfants contribue à faire évoluer les mentalités. Sans cette évolution, il n’y a pas de changement
politique durable permettant d’instaurer des rapports sociaux plus justes.
Le Mouvement pour une Alternative Non-violente, dont l’objectif
est d’oeuvrer à la construction d’une société conciliant les exigences
de la justice et celles de la liberté, considère que « le pédagogique est indissociable du politique ».

L’agressivité

L’agressivité peut être considérée comme une force positive de l’individu, une combativité qui lui permet de s’affirmer. Elle peut dégénérer et se transformer en force négative qui vise à détruire l’autre physiquement ou moralement ; il s’agit alors de violence.
Éduquer, dans une perspective non-violente, c’est permettre à l’enfant
de développer sa combativité.

Résoudre les conflits

Certaines aptitudes permettent à l’enfant de se sentir plus fort pour résoudre les conflits de façon non-violente.
Dans l’affrontement à l’autre, il faut être capable de s’affirmer, d’avoir confiance en soi pour établir des rapports de confiance ou de force.
La recherche d’une solution au conflit nécessite que s’établisse une bonne communication (expression, écoute) entre les parties et passe par la négociation. La pratique de la coopération est un bon entraînement à la négociation.
La créativité, le développement de l’imagination aident à trouver une solution hors des sentiers battus.


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