Mouvement pour une Alternative Non-violente

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8 mars, journée internationale des luttes pour les droits des femmes

Publié le 6 mars 2026.





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« Le chemin vers la paix ne passe pas par l’accumulation des armes, mais par l’investissement dans les outils de la paix, la réalisation des droits et le développement durable. »[1]

2026 n’a pas mieux commencé que 2025 ne s’est terminé. Les conflits armés et le déni du Droit se sont intensifiés, impactant en premier lieu les femmes et les enfants :
Selon un rapport de l’ONU, présenté en octobre 2025, les victimes civiles parmi les femmes et les enfants ont quadruplé en 2 ans, les cas documentés de violences sexuelles liées aux conflits ont augmenté de 87 % dans le même temps.

Le viol d’une population est devenu une arme à part entière, qui n’impacte pas seulement la victime et ses enfants, mais atomise sa communauté sur le long terme.[2]
S’y ajoutent les cas de « violence reproductive » terme utilisé pour désigner la destruction délibérée des maternités et le blocage de l’accès aux soins.
Ces violences faites aux femmes dans les conflits ne peuvent plus être considérées comme des dommages collatéraux  : « elles sont devenues des armes de guerre, aussi courantes que les fusils d’assaut ».[3]
Les guerres ont également des répercussions sur les violences familiales. Dans une société patriarcale et viriliste, un soldat ne peut se déclarer traumatisé et reporte ses fragilités sur sa famille, qui ne peut se plaindre d’un « héros ».[4]

Malgré les engagements pris depuis de nombreuses années, le pouvoir politique et militaire et la prise de décision concernant les conflits continuent d’être dominés par les hommes. En 2023, les femmes ne représentaient que 9,6 % des personnes chargées des négociations dans les processus de paix, ceci alors que les études montrent que l’implication des femmes permet aux accords de paix de durer plus longtemps et d’être mieux exécutés.[5]
La résolution 1325 du Conseil de sécurité appelle à impliquer pleinement les femmes dans les processus de paix. La faiblesse des financements est une des raisons de son manque d’application.

Le MAN demande, outre la réduction des dépenses militaires pour en affecter le montant à des services publics et des opérations de prévention et de résolution des conflits , l’inclusion des femmes et des minorités de genre à tous les processus de décision quels qu’en soient le niveau et le champ d’application, avec les crédits nécessaires.

Seuls une réelle volonté politique, le respect du droit et des résolutions de l’ONU et un financement accru permettront, grâce à la participation égale et significative des femmes, de parvenir à une paix durable pour toutes et tous.

Sabine Gautier, porte-parole du MAN

Contact : Maeva Rougé : man@nonviolence.fr – 06 18 91 78 47

Ressources :

 ONU Info, Les femmes en première ligne d’un monde en guerre : l’ONU tire la sonnette d’alarme (20/10/2025)

 Magazine La Chronique d’Amnesty International France, numéros 409/410 (décembre 2020/janvier 2021)

 ONU Info, Les femmes en première ligne d’un monde en guerre : l’ONU tire la sonnette d’alarme (20/10/2025)

 La Déferlante, numéro 17, pages 107-113 (février 2025)

 ONU femmes, Guerre contre les femmes – La proportion de femmes tuées dans les conflits armés a doublé en 2023 (22/10/2024)

[1] ONU Info, Les femmes en première ligne d’un monde en guerre : l’ONU tire la sonnette d’alarme (20/10/2025)

[2] Magazine La Chronique d’Amnesty International France, numéros 409/410 (décembre 2020/janvier 2021)

[3] ONU Info, Les femmes en première ligne d’un monde en guerre : l’ONU tire la sonnette d’alarme (20/10/2025)

[4] La Déferlante, numéro 17, pages 107-113 (février 2025)

[5] ONU femmes, Guerre contre les femmes – La proportion de femmes tuées dans les conflits armés a doublé en 2023 (22/10/2024)