Cercle de silence du Réseau Education Sans Frontières

(actualisé le ) par MAN Nancy

Cercle de silence le samedi 25 août 2018 à 15 heures Place Stanislas à Nancy.

Les cercles de silence de RESF ont habituellement lieu tous les derniers samedis du mois à 15h.

“Avec ou sans papiers, l’étranger est une personne. Nous refusons que soient appliquées, en notre nom, des décisions politiques qui broient des familles, des couples, des individus.”

RESF est né en 2004 parce que des parents, des enseignants n’ont plus supporté de voir les copains de leurs enfants ou leurs élèves, être expulsés avec leurs familles ou disparaître du jour au lendemain parce que leurs parents étaient SANS PAPIERS.

RESF s’est organisé pour aider les familles mais également les jeunes, isolés et scolarisés devenus majeurs, dans leurs démarches de régularisation.

A Nancy, depuis plusieurs années, existent des associations qui conseillent ces personnes dans leurs démarches. En France, tout enfant, quel que soit le statut de ses parents, avec ou sans papiers, a droit à l’école. Un des objectifs de RESF est de défendre ce droit.

Le MAN Nancy s’associe aux cercles de silence de RESF pour exprimer notre refus :

• du démembrement de nombreuses familles,

• de la violation quasi quotidienne du droit de l’enfant et de sa famille,

• de la politique d’immigration et du sort réservé aux étrangers venus chercher refuge dans notre pays

La situation des 45 familles sans papiers que nous suivons est dramatique.

Aucune réponse positive aux demandes de régularisation de ces familles présentes depuis plus de 5 ans en France !
Des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) !

Des familles doivent quitter leur hébergement. L’association Un Toit pour les Migrants n’arrive plus à suivre financièrement.

Ces familles sont en France depuis 5 ans et plus, jusqu’à 7, voire 8 ans. Le préfet refuse de leur délivrer des titres de séjour et leur intime de retourner dans leur pays d’origine. Pour les enfants et les adolescents qui ont grandi ici, qui sont tous scolarisés, cette idée est un véritable traumatisme. Avant de quitter leur pays avec leurs parents, ils ont été témoins, ont parfois vécu des choses terribles. Arrivés en France, ils se sont petit à petit reconstruits, dans l’espoir de vivre plus sereinement. Or la situation actuelle les replonge dans l’angoisse. Les forcer à un tel retour serait exercer une véritable maltraitance sur des enfants, des jeunes adolescents et des familles entières.

Rappelons que ces familles ont été déboutées de leurs demandes d’asile alors que la France était, parmi plusieurs pays européens, celui qui accordait le moins le statut de réfugié.
Rejets pour le dernier trimestre 2014 : France : 75% — Royaume Unil 59% — Allemagne : 58% — Italie : 47% — Suède : 25% — Pays Bas : 25% (source : Eurostat)

Si la France a, depuis, légèrement desserré l’étau de l’asile, aujourd’hui elle le resserre comme jamais sur les déboutés.

Nombre des 45 familles dont RESF, le Toit pour les Migrants et la LDH s’occupent subissent l’arbitraire des chiffres.

Pour faire face, la mobilisation doit se renforcer.

Le 7 octobre, le rassemblement devant la préfecture a réuni environ 200 personnes. Les derniers cercles de silence ont rassemblé 120 personnes. Il est indispensable que nous soyons encore plus nombreux, plus visibles, plus convaincants. Que chacun fasse l’effort d’amener avec lui ou elle deux et plus personnes nouvelles au prochain cercle samedi 24 février. Et nous devrons être encore plus nombreux lors des prochaines actions pour tenter d’infléchir l’inflexibilité préfectorale.

Les 45 familles comptent sur nous tous.
Nous sommes leur seul recours !



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