Compte-rendu de l’INTERPELLATION masquée du Vendredi 6 Février 2009

JEÛNE–VIGILANCE aux abords de l’Îlot St-Germain
= Centre Opérationnel des Forces Nucléaires (COFN)

Dissuasion matinale :

En ce matin du 6 Février…le décor a changé devant le ministère de la Défense : il y a des travaux sur la chaussée avec des balustrades qui empiètent sur le trottoir . Voilà de quoi faciliter notre mise en scène et l’accrochage de notre banderole de 12 mètres « ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES ».
Nous sommes déjà une demi-douzaine et formons deux chicanes. Subitement, interventions à la fois des représen,tants de la Préfecture et du Chef de chantier car notre banderole ne peut être accrochée à la barrière de protection. Nous intervenons : Palabres triangulaires pour faire évoluer notre “mise en scène” !
- « Cette barrière ne peut servir de support à l’abolition de l’arme nucléaire » …
Qu’à cela ne tienne ! Ce sera encore mieux , nous allons la porter à 4, car notre nombre vient de s’accroître et il y a toujours deux chicanes de 3 personnes . Le personnel du ministère ainsi que les autres travailleurs, travailleuses , mamans avec des petits écoliers …slaloment entre nos rangs. Nous atteignons le nombre de14 de telle sorte que, de nos corps, nous formons une troisième chicane.
On ne peut pas dire que les paroles fusent puisque, de notre côté, nous nous astreignons au silence.
Les remarques des passants sont variées : « Vous perdez votre temps ! » ;
Plusieurs sont de soutien « C’est bien », « Courage », « Continuez », « Bravo, bon courage », « Vous devez être contents : les Russes et les Américains discutent de réduction ! ».
(malgré le masque, je peux fixer de mon regard les passants, peu d’entre eux le soutiennent. Le plus souvent, ou bien les personnes passent en baissant les yeux, ou bien regardent ailleurs.)

Notre porte-parole est en décalé et reçoit ceux qui veulent s’adresser à nous ; quelques passants ayant pris des photos…il leur donne sa « carte de visite » (nous pouvons ainsi espérer les recevoir par courriel).
Brigitte, Claire, Dominique, Jeanne, Laurence, Marie Claude, Michel, Nadine, Pierre, Serge, Xavier…

9 H - Revue de détail au bistrot
Certains sont partis. Trois amis Gisèle, Rémi puis Frédéric nous rejoignent.
Du sérieux, avec ordre du jour. Serge est désigné pour donner la parole <>.

  • Présentations : il y a des nouveaux, en particulier des plus jeunes. Les présents disent s’ils sont rattachés à telle(s) asso(s) ou tel(s)mouvements .
  • Projets pour le créneau 12-13 en tenant compte de la présence des travaux devant le 231.
  • Manifestation anti OTAN de Strasbourg.
  • Projets d’Abolition 2 000, Journée du Désarmement Nucléaire en automne, flamme antinucléaire ; marche mondiale antinucléaire et non violente...
  • Préparation de la prepcom de New York et l’éventuelle participation des uns ou des autres.
    Gisèle, ayant d’autres obligations, nous quitte.

Présence méridienne : de midi à 13H
Après que nous nous soyons disposés sur le trottoir face au ministère en posture de réclamation silencieuse rapprochée, derrière la banderole « ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES » (voir photo), il semble y avoir un peu d’agitation à l’intérieur ; aucun policier ne sort. Aucun ne vient des services parisiens.
Puis, la porte se ferme. Le personnel arrivant pour embaucher s’étonne, sonne, demande par signe, s’agglutine. Rien à faire d’autre que de passer par la porte arrière du ministère, ainsi qu’à grands gestes, un gardien l’explique de l’intérieur. Enfin,une affichette est apposée sur la vitre, à l’intérieur ; elle indique que l’entrée est temporairement au 8 bis rue St-Dominique.
Décision rapide prise : quatre d’entre nous vont se poster devant le portillon de cette entrée, avec des pancartes « ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES » et « CAMPAGNE pour ABOLITION des ARMES NUCLÉAIRES ».
Refoulés du 231, les employés entrent, montrant leurs badges, des voitures sortent ou rentrent par le grand portail et nous leur faisons honneur jusqu’à ce que les représentants de la Préfecture de police qui nous surveillaient depuis le matin nous interpellent, arguant que nous n’avons d’autorisation que pour le boulevard St-Germain ainsi que l’a spécifié monsieur Lalanne.
L’un des 4 discute…quasiment sans résultat. C’est dégager ou se faire embarquer ; mais, nous n’avons pas quatre heures à perdre. Nous nous concertons et optons pour un départ en bon ordre vers le grand groupe, en reprenant notre faction derrière la banderole.

En finale, les personnes masquées se déplaçant dos au grand portail (voir photo), la banderole est ainsi déployée en façade du Ministère,

13h01 ! nouveau bilan au bistrot
Essai d’interprétation. De plus, nous prévoyons le dispositif de l’interpellation de 16 H.

Interpellation vespérale -
Encore du nouveau : la grande banderole est accrochée aux grilles du métro au-dessus des marches. Grande visibilité. Nous nous disposons en haie d’honneur. Cela a de l’allure. Aucun membre du personnel du ministère ne vient par le trottoir du Bd St Germain ; ils arrivent tous du fond de la Place J.Bainville ; c’est que la porte du ministère du 231 est toujours fermée et que la sortie des bureaux se fait par la rue Saint-Dominique.
Ils se souhaitent, pour une grande part, bonne fin de semaine et s’engouffrent dans la bouche du métropolitain.
Un papa dit à son gosse regardant les masques << C’est marrant . Hein ! >>.
Une dame qui était d’accord avec nous, a disserté assez longuement toute seule en nous regardant.
Plusieurs gestes d’approbation.
À peu près les mêmes participants, sauf que nous avons été rejoints par Jean-Paul.

La journée a été ensoleillée ; certains, l’ont trouvée froide le matin ; par contre, agréable le soir.

Quel succès . Cela devrait plaire à Barack Obama !

Les jeûneurs-vigilants présents étaient en lien avec des amis-sympathisants jeûnant chez eux ou soutenant le groupe par la prière ou la pensée : Agnès C., Alain, Anne, Bruno, Colette, Danielle, François, Frédéric, Jean-Louis, Jeannine*, Josiane, Nerino, Odile, Patrick, Paulette, Ursula et ceux oubliés par inadvertance.

*Jeannine et nous… étions, tout particulièrement, en union de pensée ; elle était en « Vigie » devant l’OMS à Genève chaque jour de la semaine du 2 au 6 Février.
Si vous désirez quelques précisions sur cette action, demandez-les.

Photographe : Frédéric.
Rédacteur principal : Serge
Censure, mise en forme et Synthèse effectuées par Marie Claude

Nous disons à chacun merci pour ce soutien.


Cette présence d’interpellation était assurée sous la responsabilité de

la Maison de Vigilance
134 Route de Béthemont
95150 Taverny.

Contact internet : lamaisondevigilance@orange.fr
ou : marie-claude.thibaud@wanadoo.fr

Vous êtes aussi invités à visiter le site de la Maison de Vigilance



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