Compte-rendu du JEÛNE-VIGILANCE du Vendredi 4 Septembre 2009

« Présence » aux abords de l’Îlot St-Germain – Poste de commandement atomique
= Centre Opérationnel des Forces Nucléaires (COFN)

Désobéissance ou insubordination tolérable !

Matinée

L’idée d’obliger le flot des employés du quartier général atomique parisien en lui faisant obstruction par une banderole qui occuperait tout le trottoir hormis un espace de deux mètres ayant été refusée, nous avons sagement reconduit la manifestation habituelle à 5 masques blancs émergeant de tenues noires, nous tenant côte à côte à partir de la grille dudit Q G . Cela a pu déplaire, comme à un contestataire qui s’est faufilé entre Jeannine et Serge ou un autre qui a heurté les baleines de son parapluie à celles de celui de Dominique, en bout de quintette. Il pleuvait. Nous n’avons pas accroché de banderole, mais portions 3 panneaux Abolition des armes nucléaires et la police n’est pas venue nous demander notre autorisation.
Le quintette : Brigitte, Dominique, Jeannine, Pierre et Serge.
Au moment où nous (sauf Pierre) venions de nous installer au bistrot, Bernadette et Marie Claude sont arrivées avec les banderoles.
Un ordre du jour est établi. Serge mène les débats.
La discussion a d’abord porté sur le bilan du jeûne d’Août. Marie Claude a ressorti des photos prises en Août 2003 lors d’une faction (3 personnes représentant les Jeûneurs à Taverny) devant le fronton de l’Assemblée nationale, tout décoré avec les beaux portraits des frimousses des Mariannes (« Ni putes, ni soumises »).
En ce qui concerne ce matin, nous nous sommes félicités de n’avoir pas obstrué le trottoir derrière une banderole car elle est un obstacle beaucoup plus difficile à franchir que notre continuité épaule contre épaule et que le seul espace que nous aurions laissé, à 2 mètres de la chaussée, était régulièrement éclaboussé par les bus.
Arrivée d’Alice (nouvelle - elle pose quelques questions -). Nadine arrive, puis Odile.
Il est alors proposé que se présenter les uns et les autres (+ appartenance à assos, mouvements…).
Discussion par rapport aux possibilités pour l’action de midi.
Présentation de la Maison de Vigilance (MdV) et de quelques-unes de ses actions, avec réflexion sur son évolution de 1984 à 2009.
Prévision de reconduire la manifestation masquée chaque premier vendredi du mois (sauf certainement le 1er Janvier !) jusqu’en Mai et d’assister aux JDN à Caen (16,17,18 Octobre).
Demande est faite au CA de la MdV. d’envisager l’appel au jeûne international à Paris durant la session de révision du TNP 2010 à New York.
Briefing pour les audaces du midi et du soir.

Midi

Ca se corse. Non seulement, nous renouvelons notre présence côte à côte devant le portail du QG, mais nous tenons à 9 délinquants noirs masqués de blanc (Alice, Bernadette, Claire, Dominique L., Marie Claude, Nadine, Odile, Rémi et Serge) la grande banderole

ABOLITION DES ARMES NUCLEAIRES.

Il y a un photographe (journaliste en herbe ?), addic du facebook qui nous mitraille. Et puis, sans tarder plus de 1 minute, voilà un trio de patrouille de la gendarmerie qui ne se laisse pas embobiner par les explications de notre démasqué porte-parole. Nous devons dégager , nous contenter de tendre les 9 mètres de notre banderole de façon non statique. Mais, bien sûr, donc, nous longeons lentement la face Saint-Germain de l’îlot, tout contre sa grille et sans nous arrêter devant les portes que nous rasons à moins d’un mètre, n’empêchant le personnel ni d’entrer, ni de sortir à sa convenance. Le faire serait-il intolérable ? De toute façon, nous n’avons demandé d’autorisation à manifester que de l’autre côté de la chaussée. A nous de savoir jusqu’à quel point nous poussons l’insubordination. Bien sûr, la face lisible de la banderole n’est plus orientée vers le QG, mais vers la chaussée et, au delà, où Brigitte, masquée, monte la garde, à une extrémité de la banderole " Un monde libéré de l’arme nucléaire est possible", accompagnée de Dominique M.

L’après-midi est occupée pour certains à soutenir la manifestation anti-Ogm, devant une annexe du ministère de l’environnement sur le même boulevard.

Soir

Enfin un journaliste ! Ce n’est pas celui de TF1, mais il travaille pour une radio et c’est notre amateur de Facebook qui l’a invité à venir se rendre compte de notre intrépidité. Notre nombre atteindra 11 dont 2 sans masque ; une grosse pointure est venue se joindre à nous, Jacques Gaillot.
Alice, Alain, Bernadette, Brigitte B., Brigitte L., Dominique L., Edith, Marie Claude, Monique, Nicolas et Serge.

Le soleil est de la partie. C’est la seule fois où nous ne sommes pas en infraction : en effet, nous avons l’autorisation de manifester matin et soir sur l’espace de la place Bainville, à la sortie de la bouche du métro Solférino. Notons tout de même que durant les deux premières années, les gendarmes ou policiers nous faisaient remarquer que notre autorisation ne portait pas au-delà du prolongement de la rampe de l’escalier de la bouche de métro.
Cette tolérance ne serait-elle pas la marque de la haute estime qu’on nous porte en haut lieu ?
Nous revendiquons le droit et le devoir pour la société civile de participer à sa propre défense et nous en donnons l’exemple.

Ce récit a été assuré par Serge,
avec quelques compléments et une petite mise en forme par Marie Claude

Les jeûneurs-vigilants présents étaient en lien avec des amis-sympathisants jeûnant chez eux ou soutenant le groupe par la prière ou la pensée : Agnès C., Alain D., Alexandre, Anne, Bruno, Catherine, Colette, Denis, Jean-Louis, Michel, Muriel (en déplacement en Andalousie !), Nerino, Nicole, Odile, Patrick, Paulette, Philippe, Ursula et ceux oubliés par inadvertance. Sont aussi en lien avec nous maintenant des femmes du COFED (Comité des Femmes pour les Droits) à Fizi (Kivu en RDC) dont vous avez eu un message dans le CR du Jeûne du 3 Juillet*.
Nous disons à chacun merci pour ce soutien.
Merci aussi au jeune photographe qui a été présent une partie de la journée.

* si vous n’avez eu ce CR (en particulier si vous êtes depuis peu dans notre liste de destinataires), n’hésitez pas à me le demander.


Cette présence d’interpellation était assurée sous la responsabilité de
la Maison de Vigilance 134 Route de Béthemont 95150 Taverny.

Contact internet : lamaisondevigilance@orange.fr
ou : marie-claude.thibaud@wanadoo.fr

Vous êtes aussi invités à visiter le site de la Maison de Vigilance :

http://maisondevigilance.com



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