Communiqué du 12 novembre 2012

Notre-Dame-des-Landes : renoncer au projet d’aéroport et faire cesser la violence militaire

par MAN Lyon

Le Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) soutient l’occupation de la zone de chantier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et appelle le gouvernement à renoncer à ce projet coûteux, inutile et destructeur.

Ce projet d’aéroport constitue une aberration écologique et sociale d’un autre siècle, en prétendant relancer l’aviation à l’heure de la crise du pétrole et de l’urgente nécessité de lutter contre le changement climatique. S’il est réalisé, il privera de leurs terres des paysans et bétonnera des centaines d’hectares de terres arables. Il serait plus raisonnable de penser le développement et le désenclavement régional en termes de transports raisonnables tels que voies maritimes et voies ferrées.

Une partie de plus en plus large du mouvement social et de la société dans son ensemble soutient les opposants à ce projet irresponsable. Les tentatives du Ministre de l’Intérieur Manuel Vals de discréditer l’opposition à ce projet en l’assimilant à une menace anarco-autonome d’ultra-gauche n’ont pas réussi à l’isoler. Au contraire le soutien d’habitant-e-s, d’organisations et d’élus ne cesse de croître. Le MAN dénonce les affirmations scandaleuses de deux sous-Préfets assimilant les opposants à des « terroristes ».

Le MAN dénonce particulièrement la répression qui s’abat sur les opposants à ce projet.
Le 16 octobre 2012, un millier de militaires s’est rendu sur le terrain prévu pour le chantier du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pour y expulser les opposant-e-s à ce projet. Depuis, la répression s’est déchaînée sur les occupant-e-s de la ZAD qui, dans l’ensemble, ont résisté avec une détermination constructive et pacifique à la répression qui s’est abattue sur eux. Certains ont utilisé des moyens violents (cocktails Molotov) en réaction à la violence policière. Nous ne saurions justifier ces derniers mais nous ne tomberons pas dans le piège de mettre sur le même plan des incidents sporadiques et la violence militaire organisée.

Le MAN soutient toute action pacifique et non-violente de résistance et d’occupation et appelle dans ce cadre à participer à la journée de réoccupation du 17 novembre 2012.

Face à ce nouveau « Larzac », le gouvernement aurait tout intérêt à ne pas s’entêter et à renoncer à ce projet destructeur pour le climat et dangereux pour la démocratie.

Le 12 novembre 2012.

Yvette BAILLY
Jean-Marie MULLER

Porte parole

Voir aussi le site du MAN Rodez



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