Nouvelle loi de programmation militaire

vendredi 6 décembre 2013
par  MAN Lyon
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L’Assemblée nationale vient d’adopter la Loi de Programmation Militaire (LPM) qui fixe les orientations de la France en matière de défense pour la période 2014-2019. Ce texte, qui s’inscrit dans la continuité de l’exercice précédent, confirme notamment le maintien d’une force de dissuasion nucléaire qui coûtera à l’État 23,3 milliards d’euros d’ici à 2019. Or, cette décision majeure n’a fait l’objet d’aucun véritable débat démocratique.

De plus, ce maintien cache une « modernisation  » de nos armes actuelles, laquelle constitue une violation de l’esprit, sinon de la lettre, du Traité de Non-Prolifération (TNP) que la France a ratifié il y a plus de 40 ans ! Ce traité prévoit en effet un désarmement nucléaire « de bonne foi » de la part des pays dotés de ces armes. La France fait-elle donc preuve de « bonne foi » ?

Le MAN dénonce cette possession de l’arme nucléaire et a lancé une campagne « pour une France sans arme nucléaire » (www.fsan.fr). Dans le cadre de cette campagne d’information, de sensibilisation et de mobilisation, le Man a mené depuis deux ans, dans plusieurs villes de France, des tests de rue en posant deux questions précises aux passants :
" Êtes-vous pour ou contre l’arme nucléaire française ?" : 65% des personnes contactées répondent qu’elles sont contre l’arme nucléaire."
"Êtes vous pour ou contre un débat démocratique sur l’arme nucléaire ?" : 88% des personnes contactées répondent qu’elles sont favorables à un débat démocratique sur cette question sensible."
Bien que n’ayant pas valeur de sondage, ces résultats sont significatifs et donnent une tendance de l’opinion publique.

Le MAN dénonce l’incapacité des élus français, à débattre de cette question de l’armement nucléaire qui reste sous l’emprise de la présidence de la République et des groupes d’intérêt militaro-industriels. Pourtant plusieurs questions méritent d’être posées, en particulier :
- Quelle pertinence de notre stratégie de dissuasion face à l’évolution du monde et des nouvelles menaces ?
- Pourquoi accepter la dérive des coûts des programmes liés à cette dissuasion dans le contexte de restrictions budgétaires actuelles ?
- Quelle redéfinition des objectifs que nous donnons à la défense de notre République dans les années à venir ?

Le MAN regrette donc que la dissuasion nucléaire continue à être sanctuarisée par la classe politique française.

Paris le 6 décembre 2013,

Pour le MAN
Yvette BAILLY
Porte-parole
01 45 44 48 25


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