Communiqué du 11 septembre 2013

Pour un renforcement de la société civile en Syrie. Non à l’ingérence militaire !

par MAN Lyon

Depuis le début de la révolte légitime du peuple syrien contre son dictateur, des massacres ont été perpétrés en Syrie par le gouvernement. Malgré une répression très dure, la rébellion est restée non-violente dans une première phase. Puis l’enlisement de la situation par l’entêtement criminel du régime a eu pour conséquence de déchaîner la violence d’une véritable guerre qui a durement frappé la population civile.


Des enjeux militaires, politiques, stratégiques et économiques enflamment cette région du monde déjà très fragilisée.
Tous les médias sont aujourd’hui focalisés sur l’éventuelle intervention militaire ciblée des États-Unis et de la France à l’encontre du régime de Bachar al-Assad et qui viserait à le "punir" de l’utilisation d’armes chimiques.
Dans la logique implacable et dominante d’une culture de violence, la société occidentale serait condamnée au dilemme suivant : soit intervenir militairement soit ne rien faire et se désintéresser de la tragédie que vit le peuple syrien.
Or ajouter de la guerre à la guerre n’apporte ni la Paix ni la protection des civils et reporte d’autant la solution politique indispensable.
En revanche, le MAN tient à rappeler sa connaissance d’expériences concluantes d’interventions civiles de paix dans des conflits, notamment dans les Balkans. En effet, l’ingérence civile, et non pas militaire, est porteuse d’une Paix juste et durable, compatible avec une société fondée sur le droit et la démocratie.
Dès les prémices du conflit, l’envoi de civils internationaux aux côtés de la société civile favorise une baisse réelle des tensions et permet de trouver des solutions politiques.
Le MAN continue ainsi à privilégier le travail de prévention des conflits et soutien à la société civile par le développement de l’Intervention Civile de Paix, afin d’éviter d’énormes catastrophes humaines comme en Syrie.
Enfin, le MAN tient à souligner l’indispensable rôle des institutions internationales dans le maintien et la restauration de la paix.
Il souhaite une réelle évolution dans le fonctionnement de l’ONU, ainsi que dans ses moyens d’actions, notamment civils, afin de privilégier des solutions politiques.

Pour le MAN
Ariane FABIEN
Porte-parole
01 45 44 48 25



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