Que de murs encore à démolir... Communiqué du 8 novembre 2019

par MAN


Le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin s’effondrait sous la pression non-violente du peuple est-allemand. 30 ans après d’autres murs se sont bâtis qui restent à démolir...

Lorsque le Mur est érigé dans la nuit du 12 au 13 août 1961, il semble constituer une frontière qui doit sceller pour longtemps le sort des peuples européens. Désormais l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest sont appelées à se faire face ! L’une est soumise à la main de fer de l’URSS, l’autre à l’hégémonie qui se veut plus douce et plus discrète des USA. Tout semblait distinguer l’une et l’autre de ces deux "puissances". Sauf une chose : le déploiement par chacune, des deux côtés du Mur, de missiles porteurs de la menace nucléaire.

Ces armes de destruction massive semblaient assurer pour "l’éternité" l’existence du Mur. Elles n’empêchèrent pas cependant les "dissidents" de l’Est, encouragés par les "activistes" de l’Ouest, dont nombre de militant·es du MAN (Mouvement pour une Alternative non-violente), de "fissurer" dans divers pays satellites de l’URSS les bases de ce que le Mur symbolisait...

Et, le soir du 9 novembre 1989, celui-ci "tombait" sans violence, entraînant dans sa chute les régimes d’Europe de l’Est jusqu’à la dissolution de l’URSS elle-même en 1991.

Pour autant, 30 ans après, le continent européen reste encore à libérer de l’idéologie économique prônée par les USA, qui se traduit par l’édification du mur de l’argent, un creusement des inégalités en même temps que par une destruction de l’environnement. L’alternative à l’ultra libéralisme prédateur des ressources naturelles et destructeur des liens sociaux est à mettre en place d’urgence en Europe.

De plus d’autres murs ont été érigés pour barrer la route aux migrants venus d’Afrique et d’Asie chercher refuge et/ou une meilleure qualité de vie sur le "continent des droits de l’homme". L’hydre des populismes déploie ses tentacules à travers le "vieux continent"...

Il est donc urgent de détruire ces nouveaux murs et de bâtir les ponts ouvrant la route à la justice et à la paix... L’action non-violente, même si elle est réprimée, est la plus à même d’y parvenir. Car, comme le disait Vaclav Havel, «  La violence engendre la violence. C’est pourquoi la plupart des révolutions se sont perverties en dictatures  ».

Il est temps pour les peuples européens de mettre la non-violence en œuvre comme l’ont fait les peuples d’Europe de l’Est il y a 30 ans, pour construire un avenir de justice sociale, réellement démocratique et soutenable écologiquement.

Contact presse : Patrick HUBERT, porte-parole



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